chaussure vegan

Chaussures d’hiver vegan British Knights

Quand l’hiver est arrivé, il a bien fallu se lancer A NOUVEAU dans l’éternelle quête des chaussures vegan pour enfant. Cet été, mon fils a porté majoritairement les sandales dont je vous parlais ici ; à l’automne il a porté des petites baskets en toile de chez H&M, (largement) moins chères que des Converse et tout aussi résistantes.

Mais lorsque les températures ont commencé à sérieusement baisser, il a bien fallu trouver autre chose. On trouve des chaussures vegan dans les enseignes type Gemo, la Halle aux Chaussures, mais aucun modèle ne me plaisait.

Une amie m’a alors conseillé d’aller jeter un œil à la marque British Knights, et c’est sur leur site que j’ai trouvé mon bonheur, à savoir une paire de chaussures vegan, chaudes, faciles à enfiler et pas trop chères. Le rêve !

Chaussures vegan pour enfant British Knights

Elles sont entièrement fourrées, mais ne font pas transpirer comme les bottes de pluie fourrées que mon fils porte en cas de besoin. Le pied glisse tout seul dedans, c’est un vrai bonheur après des mois de baskets difficiles à enfiler ! Il peut même les mettre tout seul les jours où il est motivé ;) La fermeture se fait par scratch, les lacets sont en effet élastiques et servent surtout à décorer.

Elles ne sont pas aussi étanches que des bottes de pluie mais permettent tout de même de garder les pieds au sec lorsque le temps est humide. Elles coûtent environ 40 euros (j’avais bénéficié des frais de port gratuits) et elles existent dans de nombreux coloris différents. Je pense lui en reprendre en version non fourrée pour le printemps car j’adore leur look un peu skate shoes. Précision utile : je les ai passées une fois en machine et elles semblent avoir supporté sans problème.

A noter qu’il y a en aussi pour les grands vegan qui en ont marre d’avoir les pieds gelés dans les manifs :)

Bref : sandales, baskets en toile, bottes, skate shoes fourrées, chaussons, je pense avoir fait le tour et que désormais je sais où aller pour le chausser chaque saison… ouf !

avoir un bébé vegan

Avoir un bébé vegan, en vrai, comment ça se passe ?

Ici sur le blog on vous raconte régulièrement nos états d’âmes, on vous parle de nourriture, de produits cosmétiques, de comment le Radis grandit super bien et tout mais au final, ce qui questionne la grande majorité des parents de petits vegan c’est : comment on fait, en société ? Et chez le docteur, qu’est-ce qu’on dit ? Et chez Mamie, c’est galère ?

Pour être honnête je ne crois pas que nous faisions partie de ceux qui rament le plus. Notre famille n’est pas bien grande mais globalement tout le monde le prend bien. Les principales intéressées, à savoir les deux grands-mères du Radis, n’ont jamais remis en question le veganisme de notre fils et si elles ont des doutes, elles ne nous en ont jamais fait part (et je crois que nous connaissant, elles savent que ça ne mènerait à rien). Même ma grand-mère s’attache à proposer une option vegan pour nous, c’est dire ! Dans tous les cas, nous vivons assez loin de notre famille donc cela reste un paramètre facile à gérer.

Vient ensuite le problème que tout vegan rencontrera un jour, surtout s’il a des enfants : celui des médecins. Certains estiment que parler de son végétalisme à son médecin est un acte militant ; nous avons pour notre part choisi de nous abstenir. Notre fils n’a donc à l’heure actuelle pas de pédiatre, car je commençais à en avoir assez d’écouter les recommandations pour la diversification omnivore et de mentir. En cas de rare bobo, un tour chez notre généraliste suffit et il n’a pas besoin de savoir ce que mange notre bébé pour le soigner.

Pour le reste, nous sommes un couple plutôt casanier qui ne multiplie pas les sorties mais il faut bien reconnaître que désormais la grande majorité de nos amis sont au moins végétariens, la faute à quelques années de militantisme et à Facebook ! Évidemment, c’est plus simple comme cela !

Reste le problème de l’école, que nous avons encore un an pour résoudre. Nous ne souhaitons en effet pas pratiquer l’instruction en famille et il faudra donc bien que nous trouvions une solution… Rendez-vous dans un an !!!

Bien sûr, l’élément déterminant qui rend les choses bien plus simples c’est sans aucun doute le fait que nous soyons un couple vegan, et que nous l’ayons été avant de nous lancer dans un projet bébé. J’imagine que tout aurait été plus compliqué si l’un de nous deux avait été omnivore, ou même simplement végétarien, et l’autre vegan.

C’est aussi ce qui fait la force de notre couple et, par extension, de notre famille : nous avons cheminé ensemble (j’étais végétarienne quand j’ai rencontré le Capitaine Carotte, lui était omnivore, ensuite il est devenu végétarien et nous avons franchi ensemble le pas du véganisme il y a trois ans) et nous sommes tous les deux convaincus des bienfaits du végétalisme sur la santé (même si, au départ, nous le sommes tous les deux pour les animaux), y compris celle des enfants ! Le moindre doute à ce sujet aurait pu, j’en suis consciente, tout compliquer.

Avoir un bébé vegan n’est pas chose facile, particulièrement en France, mais il y a différents degrés de difficultés dans la chose selon qu’on a une famille un peu pénible, un médecin un peu trop embêtant ou qu’on veuille mettre son enfant à l’école. Personnellement je trouve qu’il est absolument nécessaire de ne pas s’isoler, même si les contacts sont virtuels.

Facebook est par exemple un super moyen pour entrer en contact avec d’autres familles vegan ; grâce à des groupes d’entraide, on peut poser des questions (« Pour la B12, vous donnez quoi ? », « Mon fils n’aime pas le tofu, c’est grave ? », « Quelles chaussures acheter pour les premiers pas de bébé ? »), relâcher la pression quand c’est nécessaire, se refiler les bons conseils et bien sûr se rencontrer ! Le risque, au final, c’est de s’isoler et de ne se retrouver qu’entre vegan ou personnes (très) sympathisantes ; c’est un peu mon cas, mais ça ne me gêne pas, je trouve ça bien plus simple et le véganisme occupe une place tellement centrale dans notre vie que c’est en quelque sorte la suite logique des choses.

Mon fils, en grandissant, n’aura ainsi pas, du moins je l’espère, la sensation d’être un extra-terrestre car il connaîtra d’autres enfants vegans ou végétariens de naissance, tout en fréquentant des enfants omnivores à l’école. J’espère vraiment que cette expérience lui permettra de faire la part des choses et lui donnera l’envie de rester vegan une fois adolescent puis adulte.

Pour conclure : oui, il est possible d’avoir un bébé vegan en France. C’est parfois un peu compliqué, ça oblige parfois à mentir un peu, mais ce n’est pas insurmontable à condition que les deux parents soient sur la même longueur d’onde. Vive les bébés vegans !

bébé vegan

2 ans et demi, vegan : qu’est-ce qu’on mange ?

Me revoilà, même pas 6 mois après mon dernier article : pas mal hein ? ;)

On m’a demandé à plusieurs reprises dans les commentaires ce que mangeait notre fils, aujourd’hui âgé de 2 ans et demi (oui… déjà… bientôt l’école, je reparlerai dans un prochain article).

Première chose : le Radis est toujours vegan. Ça n’a pas toujours été simple, il a parfois fallu ruser, mais le fait est que notre fils, à 2 ans et demi, est vegan et ce depuis sa conception. J’en suis fière, d’autant qu’il faut voir comme il pète le feu ; il faut sans cesse lui courir après, tenter de canaliser son énergie débordante et côté courbes de poids et de taille, l’idée générale se confirme ; il pèse actuellement près de 14 kilos et mesure 94 cm, soit la taille d’un enfant de 3 ans. Pas mal pour un petit végétalien affamé et rachitique n’est-ce pas ?

Côté alimentation, donc, c’est parfois un peu compliqué ; notre fils mange, c’est sûr, mais le minimum. J’ai toujours été très attentive à ce qu’il ne mange pas pour faire plaisir, et à ne pas le féliciter lorsqu’il mange (et à l’inverse à ne pas le disputer quand il ne mange pas), et je pense que ça a très bien fonctionné. Vous ne le verrez jamais s’empiffrer et finir le paquet de gâteaux, même s’il possède un penchant bien marqué pour le « fofolat » (mais qui l’en blâmerait ?).

Le vrai « souci » que nous rencontrons avec lui, c’est qu’il préfèrera toujours boire à manger. Il adore le lait ; lait maternisé type Modilac riz (que nous lui donnons toujours le soir avant le dodo), mais aussi lait de riz, lait d’avoine, lait de noisette, lait de soja… le seul qu’il refuse étant le lait d’amande. Du coup je dois parfois ruser ; je lui propose par exemple des soupes au biberon ou à la tasse (le gaspacho, il adore), et je fais l’effort de lui préparer régulièrement des jus fruits + légumes à la centrifugeuse. Il adore m’aider à les préparer : mettre les pommes, l’ananas, les épinard, les carottes, le céleri… Ceci fait, il descend goulument son 1/2 litre de jus, il est content et moi aussi !

Côté solide, il est assez tatillon sur ce qu’on lui propose. Globalement, il refuse les légumes en morceaux mais les mange assez bien en purée. Il adore le tofu, et ce quelle que soit la façon dont il est préparé (sauf celui avec des noisettes et des carottes – il enlève les mini morceaux de carottes…). Il adore aussi les saucisses de soja, que je lui donne en petits tronçons et qu’il aime reconstituer sous forme de tour au milieu de son assiette. Il mange aussi assez bien les pâtes, avec un peu de crème de préférence, les gnocchis et parfois le riz, selon les jours.

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Au dessert, il aime son yaourt, toujours sans morceaux. Il apprécie ceux de chez Sojasun et j’essaie de lui proposer également ceux au riz ou au chanvre de chez Sojade, histoire de changer du soja.

Il aime aussi les fruits, mais les sélectionne soigneusement : il se limite ainsi aux bananes, aux pommes sans peau, aux pêches si j’ai de la chance, et le reste c’est en compote !

A côté de ça, il n’a jamais mangé un seul bonbon, même vegan ; il connaît les frites, qu’il a pu goûter chez MOB, mais il préfèrera toujours s’en servir comme cuillère pour manger de la moutarde. Il n’a jamais daigné y goûter un seul burger, dommage pour lui !, et je prends soin d’éviter qu’il boive des choses trop sucrées (donc exit Coca, Oasis et compagnie).

En terme d’organisation de repas, il ne fait pas exactement 3 repas par jour même si j’essaie d’articuler les choses autour de ce principe ; le matin, avant la crèche, il se contente en général d’une boisson, éventuellement d’un biscuit. S’il passe la matinée à la maison, je mets à sa disposition quelques céréales, galettes de riz, compote, parfois une tartine, et il les mange à son rythme, au fur et à mesure. Le midi, je déjeune avec lui, et avec son papa le week-end. Il mange sur sa chaise « de grand », sur la table basse, et se déplace régulièrement pour changer de place, manger debout, s’asseoir sur le canapé…

Il sait parfaitement apporter sa chaise, son assiette, manger seul mais aussi dire « je n’ai plus faim » et rapporter le reste de son repas à la cuisine. Pour le goûter, il mange peu, et rarement juste au réveil de la sieste sauf si nous préparons un jus ensemble. Généralement il mange quelque chose au parc ou plus tard à la maison. Le soir, il saute souvent son repas ; fatigué, énervé, il n’arrive pas à se poser à table, c’est agaçant pour tout le monde et il a de toute façon goûté tard donc autant s’épargner cette peine !

Pour résumer, ce n’est pas un gros mangeur, et il accepte difficilement de goûter des aliments inconnus sauf s’ils sont mixés ; il faut parfois trouver des astuces pour diversifier un peu ce qu’il mange mais je ne m’inquiète pas car il ne perd pas de poids et ne semble pas manquer d’énergie. Le reste viendra sans doute avec l’âge  Côté supplémentation, vitamine D et vitamine B12 en constituent la majeure partie, sans compter le grand biberon de Modilac riz qu’il boit encore tous les soirs avant de dormir et qu’il devrait conserver encore un bon moment.

Ça n’a pas été facile pour moi de lâcher prise au niveau de l’alimentation ; comme beaucoup de vegans, j’ai accumulé de solides connaissances en nutrition et je rêvais que mon fils mange des choses saines et variées en toutes circonstances. Mais c’est ainsi, les enfants décident souvent pour eux-mêmes et nous obligent à nous adapter à leur personnalité. L’alimentation est un sujet très compliqué, et très personnel, surtout lorsqu’on a été élevé dans le culte de « la bonne bouffe » et qu’on a introduit ensuite la dimension éthique à la préparation de ses repas. Pas facile donc de lâcher du lest, mais c’est souvent la voie la plus logique pour conserver harmonie et bonne humeur au sein de sa famille !

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Shopping solidaire chez Emmaüs

S’il y a bien un point sur lequel j’ai beaucoup de mal à me limiter, c’est en ce qui concerne les vêtements du Radis. Et alors que je tourne avec 3 t-shirts et 2 pantalons (j’exagère à peine), l’armoire du Radis déborde. Euh, excusez-moi, mon armoire déborde de ses vêtements ! Nous faisons en effet armoire commune, faute de place, et je vois chaque jour son territoire empiéter sur le mien.

Je disais donc, j’ai du mal à me limiter, et alors que j’avais pour ambition de ne l’habiller qu’avec des vêtements d’occasion, je me retrouve régulièrement à dépenser de l’argent dans du neuf. Lorsque je parviens à me freiner et à acheter des habits de récup, c’est généralement sur Ebay que je fais des affaires ; il m’arrive aussi parfois d’acheter quelque chose dans un dépôt-vente mais c’est plutôt du côté des jouets que j’y trouve mon bonheur – les vêtements y sont généralement de marque, et coûtent souvent le prix d’un vêtements sans marque neuf. Hier, j’ai voulu changer un peu et j’ai testé un lieu dont j’avais déjà plusieurs fois entendu parler, à savoir les boutiques Emmaüs.

Les boutiques Emmaüs sont disponibles partout en France ; selon les adresses on y trouve des meubles, de la vaisselle, des livres… Mais aussi des vêtements pour homme, femme, enfant et bébé. Elles ne sont pas réservées à ceux qui n’ont pas les moyens de se fournir dans les grandes enseignes, au contraire : en achetant dans ces magasins vous donnez de l’argent à une association qui en a bien besoin.

Les vêtements y sont très peu chers ; ainsi, à la Friperie Solidaire rue Chaligny dans le 11ème arrondissement de Paris (métro Reuilly-Diderot), le body pour bébé coûte 1 euro, le 2ème 50 centimes. Le pull est affiché à 2,50 euros, le pyjama à 2 euros… Le magasin n’est pas très fourni, ceci dit, et on y trouve surtout des petites tailles. J’ai toutefois dégoté un body Petit Bateau taille 36 mois ainsi qu’un t-shirt assez délirant (sans doute initialement dans le rayon fille, mais peu importe).

Je suis ensuite allée tester la boutique située au 54, rue de Charonne, toujours dans le 11ème (métro Ledru-Rollin). Là, les stocks sont plus fournis. Il faut farfouiller mais on trouve aussi de jolies choses ; j’ai ainsi ramené un pull H&M (là aussi rayon fille, je pense) ainsi qu’une chemise DPAM. Je n’ai plus les étiquettes mais pour la totalité de mes achats ci-dessous, j’ai du dépenser moins de 15 euros :

Pour trouver la liste des boutiques Emmaüs proches de chez vous : http://www.emmaus-france.org/

couche lavable

Quelles couches lavables pour un bambin ?

Cela fait déjà quelques temps que nos couches tout-en-un évolutives sont trop petites pour notre Radis (nous utilisions principalement des Blueberry en microfibre). Ce constat étant fait, j’ai hésité un bon moment avant de me ré-équiper car je me disais qu’il allait peut-être bientôt se passer de couches et petit à petit, je m’étais mise à racheter des couches jetables…

Sauf que bien sûr ça signifie le budget couches qui augmente à nouveau, sans parler des déchets évidemment ! Du coup, puisque le Radis ne semble pas pressé d’aller sur son pot ou de se servir du réducteur de toilettes, j’ai décidé de racheter quelques couches pour les prochains mois, car financièrement ça vaut de toute façon le coup et je culpabilise quand même pas mal de lui coller des produits chimiques sur les fesses.

Pour un petit costaud de 2 ans et de pas loin de 15 kilos, il n’y a pas 36 solutions lorsque les couches évolutives deviennent trop petites ; j’aurais pu acheter des couches à taille mais j’ai préféré opter pour les prépliés.

Kézako ? En fait c’est tout simple, tellement qu’en fait si j’en avais entendu parler plus tôt je pense que j’aurais adopté ce système dès le début ! Il s’agit en fait d’une formule tout-en-deux, avec d’un côté un lange (ici taille M/L, marque Bummis), qui possède une partie centrale plus épaisse, qu’on plie en trois dans la largeur et qu’on place au fond d’une culotte imperméable (ici taille L, marque Bummis aussi, et Blueberry évolutive). J’ai opté pour les culottes à goussets pour une sécurité anti-fuite supplémentaire :

Le gros avantage de ce système c’est qu’on peut réutiliser la culotte entre deux changes et aussi qu’on peut prendre les mêmes pour la nuit.

Pour dormir, il porte les Bamboozle taille 3 de TotsBots, une couche classique en bambou faite pour les juniors et les bons gabarits ; j’adore cette couche, elle est très absorbante, très douce et un peu stretch donc très confortable :

Au final, entre la revente de quelques couches d’occasion et une réduction dont j’ai bénéficié, je me suis ré-équipée pour moins de 200 euros, ce qui vaut largement le coup comparé à des jetables ! Je suis très contente de ce système, mon fils est bien à l’aise et côté absorption c’est parfait en rajoutant un insert pour la nuit et parfois un autre la journée pour les sorties (mais souvent je me rends compte que ce n’est pas nécessaire). Une bonne solution, donc, pour les bébés qui ne rentrent plus dans les couches évolutives !

compost maison

Faire un compost maison

J’avais depuis assez longtemps l’idée de faire un compost. Ras-le-bol de remplir ma poubelle avec des déchets pourtant 100% valorisables ! Il faut dire qu’en France, nous faisons partie des mauvais élèves en la matière, bien loin derrière l’Allemagne, l’Autriche ou encore les Pays-Bas ou la Belgique. Heureusement il existe des solutions pour que chacun, à notre échelle, nous fassions des efforts pour limiter le poids de nos ordures ménagères : limiter l’achat de produits suremballés, trier ses déchets, opter pour le lavable (couches, lingettes, papier toilette…)… et composter !

Avant d’être vegan, j’avais pensé installer un lombricomposteur dans ma cuisine. L’idée m’est passée car j’ai été un peu rebutée par la taille de l’engin, sans compter que les pauvres vers auraient séjourné à côté d’un radiateur.

J’ai ensuite pensé installer un bac sur mon balcon, mais le fait de devoir sortir pour aller déverser mes épluchures me laissait penser que j’allais vite me lasser. Et puis j’ai entendu parler des composteurs de cuisine, sans vers mais fonctionnant avec un activateur à base de micro-organismes.

Renseignements pris, le leader du marché s’appelle Ecovi. L’entreprise propose différents produits écologiques, dont un bac qui permet de composter ses déchets dans sa cuisine. Un tour chez Truffaut et quelques bons d’achat restant de Noël plus tard, et me voilà désormais propriétaire d’un joli (bon, ça c’est vite dit !) composteur d’appartement. Je précise ici que Truffaut en propose également un autre de marque « Urban » mais qu’ils n’étaient pas disponibles lors de ma visite. Le composteur Ecovi coûte 69,90 euros sur le site du fabricant, 59,95 euros chez Truffaut.

Voici donc l’animal en question :

Il est un peu timide…

Une fois déballé…

Voici donc de quoi est composé le kit ; on y trouve un bac avec un robinet et un couvercle (assez dur à mettre et à enlever mais c’est ce qui le rend étanche, chose dont vous serez rapidement bien contents), une sorte de passoire qui se place au fond du bac pour laisser passer le jus (miam miam), une pelle pour mélanger et tasser, un gobelet pour récupérer le jus (re-miam) et un kilo d’activateur (ce n’est pas très explicite sur le carton mais il est bel et bien fourni avec). Le paquet est censé durer 4 mois environ. Petit défaut du kit selon moi : il n’y a pas de notice ! Il faut donc aller sur le site d’Ecovi pour en savoir plus sur son fonctionnement.

Pour s’en servir, ce n’est cependant pas bien compliqué ; on place le filtre au fond du bac et on dépose ses déchets compostables par-dessus. A chaque dépose, on verse un peu d’activateur, on mélange bien, on tasse et on referme.

Mais que peut-on mettre dans un compost ? Personnellement j’y dépose les épluchures de fruits (sauf agrumes) et de légumes, les sachets de tisane (ceux sans agrafes, et j’enlève la ficelle et l’étiquette) et aussi les papiers de protection pour couches lavables (propres, ceux qui ont été lavés plusieurs fois et commencent à avoir des trous). Mais on peut y mettre plein d’autres choses !

Que mettre dans un compost ?

Le nôtre a en tout cas très facilement trouvé sa place dans notre cuisine, planqué entre le garde-manger et le radiateur, totalement invisible lorsque la porte est grande ouverte. Ce n’est pas plus compliqué d’y mettre ses épluchures que de les mettre dans la poubelle habituelle. Pour ma part je n’ai pas forcément envie de déplacer, d’ouvrir et de mélanger le compost durant la préparation du repas, surtout que je rince la pelle dans l’évier après utilisation, aussi je stocke mes épluchures dans un bol ou un saladier et je m’en occupe une fois le repas terminé, au moment de ranger la cuisine.

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Le compost a été étrenné très rapidement. J’avais hâte de commencer ! Voici à quoi cela ressemble les premiers jours ;

JOUR 1 :

Ça va.

JOUR 2 :

Des épluchures mélangées à de l’activateur, ça va toujours.

JOUR 4 :

Ça devient vraiment vilain cette histoire, et ça sent une odeur un peu écœurante (et c’est là qu’on est content que le couvercle soit bien bien hermétique).

JOUR  6 :

État stationnaire…

… avec en prime le p’tit jus de compost qui va bien ! (j’ai pas goûté)

Voilà donc pour l’instant ce que ça donne. Le changement de texture et de couleur me rend plutôt optimiste quant au résultat final. J’essaie de découper mes épluchures et de ne pas les balancer telles quelles dedans car il faut plus de temps aux bactéries pour digérer les gros morceaux. Le compost est prêt à l’emploi au bout d’un mois ; on peut alors l’utiliser pour faire des plantations, ou en placer au pied des plantes. Le jus se récupère quant à lui tous les 3 à 10 jours. On le dilue ensuite dans de l’eau et on le donne aux plantes. Un engrais 100% naturel ! J’espère en tout cas que ça fonctionnera bien chez moi ; j’adore l’idée de réutiliser mes épluchures pour jardiner avec ensuite (j’ai pour projet cette année de mettre en place un petit potager sur notre balcon).