sterilet cuivre vegan

Le stérilet au cuivre, une contraception 100% vegan

Aujourd’hui parlons un peu contraception si vous le voulez bien. Car oui, ici on parle d’enfants mais bon, si on n’a pas prévu d’en avoir 10 arrive un jour où il faut voir à mettre un peu la nature en veilleuse ! Contraception, donc.

Avant de tomber enceinte, je prenais la pilule. Parce que quand j’étais ado c’était ça qu’on prescrivait, ensuite parce que j’avais la flemme de trouver autre chose, et puis ensuite parce que je me disais que je ferai bientôt un enfant et que ça ne valait pas le coup de changer pour si peu de temps. Et j’ai arrêté, le Radis est arrivé, j’ai eu mon retour de couches et il a bien fallu se poser à nouveau la question de la contraception après près d’un an sans protection.

Pour moi clairement c’en était fini de la pilule ; après 12 ans à avaler scrupuleusement mon comprimé tous les soirs, je voulais quelque chose de plus naturel, de plus respectueux que ce soit de mon corps ou de l’environnement (et ce même s’il apparaît que la pilule ne transformerait finalement pas les poissons mâles en poissons femelles, un phénomène plutôt imputable, une fois de plus, à l’élevage intensif).

Les 18 premiers mois nous avons opté pour le préservatif ; car même si je savais que pour ma prochaine contraception je voulais quelque chose de fiable et sans hormones, donc logiquement pour moi un stérilet au cuivre, j’étais bien trop traumatisée par mon accouchement pour avoir envie qu’on aille me farfouiller à nouveau jusque dans l’utérus.

Et puis les choses se sont tassées et j’ai décidé de passer enfin à l’action et de me faire poser le fameux stérilet. J’ai pris rendez-vous chez ma gynécologue, j’ai demandé une ordonnance pour mon stérilet après quelques explications (mais je m’étais pas mal renseignée avant) et j’y suis retournée au cours de mes règles suivantes avec mon précieux bien au chaud dans sa boîte au fond de mon sac.

Le stérilet (celui au cuivre, pas celui aux hormones) était en effet pour moi la solution la plus évidente car c’est le seul moyen de contraception sans hormones existant (à part le préservatif et la courbe de température, mais le préservatif ce n’est pas confortable après des années de couple et pour les température, disons que nous ne sommes pas prêts à assumer les conséquences d’une erreur). C’est de plus l’idéal pour une femme qui ne souhaite pas avoir d’enfants dans l’immédiat puisqu’il offre pas moins de 5 années de tranquillité… Ça fait rêver !

Alors BIEN SÛR, j’avais la trouille. Je savais que ce n’était pas très agréable, j’avais lu des témoignages sur le net. Dans mon entourage plus ou moins proche, trois femmes m’avaient fait part de leur expérience. Aucune d’entre elles n’a d’enfant. La première m’a dit en riant que ça ne faisait pas mal. La deuxième que ça avait été la pire douleur de sa vie (bon là pour le coup je savais que ça ne serait pas mon cas !) et la troisième qu’elle avait fait un malaise en rentrant chez elle. Super.

Mais j’ai pris mon courage à deux mains et j’y suis allée après avoir gobé 2 spasfon. Je me suis dit qu’avec tous mes tatouages et mon accouchement sans péridurale ce n’était pas un stérilet qui allait m’arrêter, et qu’ensuite je serai tranquille pour 5 ans. Je vais donc vous expliquer comment ça se passe pour rassurer les plus inquiètes !

Le début est somme toute bien classique ; on enlève le bas et on s’installe. Le/la gynécologue met en place le spéculum et commence par désinfecter le col avec un coton au bout d’une pince. Dit comme ça, ça fait déjà flipper mais je vous promets qu’on ne sent absolument rien. Ensuite il/elle mesure la longueur du col avec une tige fournie dans la boîte avec le stérilet. C’est un peu désagréable, ça pince un peu avec comme une douleur de règles, mais c’est très rapide. Vient ensuite le moment de la pose, très rapide pour ma part.

C’est un peu comme au moment de la mesure du col, mais un peu plus douloureux, ça diffuse vers le haut, c’est d’ailleurs assez surprenant car la douleur rappelle vraiment celle des contractions qu’on a généralement oublié après avoir accouché. Bref, une contraction ce n’est pas agréable mais si elle est isolée, pas de quoi fouetter un chat   casser trois pattes à un canard se mettre à pleurer. Je m’attendais à bien pire même si j’imagine que ça dépend des femmes.

Une fois le stérilet en place, le/la gynécologue vérifie par un toucher vaginal que tout va bien, on se relève doucement et on s’en va, avec pour consigne de revenir deux ou trois mois plus tard pour vérifier qu’il est toujours bien en place. Et voilà ! 5 ans de liberté !

Pour résumer, je suis ra-vie de cette décision. Je ne pense plus du tout à ma contraception, je suis tranquille pour 5 longues années ! 5 ans sans avoir à penser contraception, on ne se pas forcément compte avant d’y être mais ça change vraiment la vie. Côté règles, elles sont plus abondantes, et un peu plus longues, mais je m’en accommode assez bien. Il est possible de prendre des hormones pour réguler ce souci mais du coup quel intérêt ?

A savoir aussi que la légende qui dit que seules les femmes ayant déjà eu des enfants peuvent se faire poser un stérilet est fausse ; c’est en réalité parce que les gynécologues ne savent pas le faire qu’ils le refusent. A lire sur ce sujet l’article de Martin Winckler…

A qui le tour ? ;)

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